L'allocation personnalisée d'autonomie est versée par le conseil départemental. Trois conditions : avoir 60 ans ou plus, être en perte d'autonomie classée GIR 1 à 4, et résider en France de façon stable.
Le GIR est un niveau d'autonomie évalué lors d'une visite à domicile, de 1 (le plus dépendant) à 6. À partir du GIR 5, il n'y a pas d'APA — mais d'autres aides existent, voyez la question plus bas.
Il n'y a aucune condition de revenus pour avoir droit à l'APA. Beaucoup de familles renoncent en croyant le contraire. Les revenus servent uniquement à calculer votre participation au plan d'aide.
Montants maximum du plan d'aide à domicile, au 1er janvier 2026 :
- GIR 12 080,33 € / mois
- GIR 21 682,30 € / mois
- GIR 31 215,99 € / mois
- GIR 4811,52 € / mois
Source : monparcourshandicap.gouv.fr, mise à jour du 14 janvier 2026.
Comment se passe l'évaluation du GIR
C'est l'étape qui décide de tout, et elle se joue en une visite d'environ une heure.
Une équipe médico-sociale du département se déplace au domicile. Elle observe ce que la personne fait seule et ce qu'elle ne peut plus faire : se lever, se laver, s'habiller, se déplacer, s'orienter, gérer son traitement, préparer un repas, faire ses courses.
Le piège classique : beaucoup de personnes âgées se présentent sous leur meilleur jour le jour de la visite. Elles se préparent, elles font un effort, elles minimisent. Résultat, le GIR évalué ne reflète pas le quotidien, et le plan d'aide est insuffisant.
Soyez présent si vous le pouvez, et préparez avec des faits : les chutes des six derniers mois, les repas sautés, les médicaments oubliés, ce que vous faites vous-même chaque semaine. Ce n'est pas trahir votre parent, c'est décrire la réalité à quelqu'un dont le métier est d'évaluer un besoin.
Ce que le plan d'aide peut financer
Pas uniquement des heures d'aide humaine. Le plan peut aussi couvrir du matériel, des protections, un service de portage de repas, de la téléassistance, et des solutions de répit pour l'aidant.
L'APA peut financer aussi bien un service prestataire qu'un emploi direct. Précisez votre choix lors de la visite, cela change les modalités de versement.
Comment se déroule concrètement la visite d'évaluation
Une fois le dossier déposé, le département envoie un membre de l'équipe médico-sociale — souvent un travailleur social ou un infirmier. La visite dure entre quarante minutes et une heure trente, au domicile de la personne.
L'évaluateur observe des gestes du quotidien : se lever d'un fauteuil, se déplacer dans le logement, s'habiller, préparer un repas, gérer son traitement, utiliser le téléphone. Il ne s'agit pas d'un examen médical mais d'une observation de l'autonomie réelle, grille AGGIR à l'appui.
La préparation qui change le résultat
Beaucoup de familles sortent de cette visite avec un GIR plus favorable que la réalité — non par malveillance de l'évaluateur, mais parce que la personne âgée se « redresse » devant un inconnu et minimise ses difficultés. C'est un réflexe de dignité, très fréquent, et il peut coûter plusieurs centaines d'euros d'aide par mois.
Trois choses aident réellement :
- Être présent pendant la visite. Un proche peut compléter, factuellement, sans contredire la personne devant l'évaluateur.
- Noter les incidents des deux mois précédents. Chutes, repas sautés, médicaments oubliés, nuits agitées : des faits datés valent mieux qu'un ressenti.
- Préparer les documents médicaux. Comptes-rendus d'hospitalisation, ordonnances, courriers du médecin traitant.
Si le GIR attribué vous paraît très éloigné de la situation, vous pouvez demander une réévaluation : l'état de santé d'une personne âgée évolue, et le plan d'aide n'est jamais figé pour toujours.
Dites-nous où habite la personne et votre budget. Nous vous rappelons avec les trois meilleures offres de votre secteur, leurs tarifs réels et leurs disponibilités. Gratuit, sans engagement.